26. December 2025
À la découverte des Geishas

Ce matin, nous décidons de lever un peu le pied afin de rattraper le manque de sommeil accumulé ces derniers jours. De mon côté, je m’accorde un peu de temps pour faire du sport dans la salle de fitness de l’hôtel, tandis que Mathilde a surtout envie de se prélasser dans un bon bain chaud.
Nous quittons l’hôtel vers 11h. Encore une fois, nous marchons près d’une heure pour rejoindre l’ultra-centre de Kyoto ; il est alors midi. Nous commençons par un café, puis, comme il nous reste encore environ deux bonnes heures avant le début de la visite guidée que nous avons réservée pour aujourd’hui, nous partons à la recherche d’un endroit où déjeuner.

Nous finissons dans un restaurant assez cosy, où il faut retirer ses chaussures avant de s’installer à table. Nous choisissons chacun un menu : au programme, langue de bœuf grillée en plat principal, ainsi qu’un plat d’anguilles, dont Mathilde avait très envie. Comme souvent au Japon, les portions sont généreuses… un peu trop même.

Une fois le repas terminé, il est presque temps de retrouver notre guide. Nous flânons encore un peu avant de rejoindre le groupe. Nous ne sommes que six participants : nous deux, ainsi qu’un couple d’Australiens accompagné de leurs deux enfants. Le guide parle anglais couramment, ce qui est plutôt cool.

La première moitié de l’excursion est très instructive. Il nous explique notamment l’histoire des geishas, dont l’origine remonte à Izumo no Okuni, initiatrice du Kabuki Odori au début du XVIIᵉ siècle. Le terme geisha signifie littéralement « personne des arts ». À Kyoto, on distingue les geiko, geishas ayant terminé leur formation, et les maiko, encore en apprentissage. La ville en compte aujourd’hui environ 200, dont près de la moitié dans le quartier de Gion.

Nous marchons pendant près de deux heures, au fil des ruelles traditionnelles, tandis que le guide nous explique que les geishas peuvent parfois être aperçues dans les rues lorsqu’elles se déplacent d’une maison de thé à une autre.

La visite se termine dans un théâtre de geishas, un lieu habituellement fermé au public. Ces théâtres sont très petits, bien loin de l’idée que l’on se fait d’un théâtre en Occident, et ne sont accessibles qu’aux habitués ayant établi une relation de confiance avec les propriétaires. Notre guide nous permet d’entrer dans le seul théâtre qu’il fréquente régulièrement.

Nous avons alors l’occasion de passer un moment privilégié avec une maiko, avec laquelle le guide travaille exclusivement. Nous pouvons lui poser quelques questions et assister à deux de ses danses, un moment intime.

Une fois la visite terminée, nous retournons dans le bar où nous étions allés la veille, avant de finir la soirée dans un restaurant chinois absolument excellent. Je persiste : je préfère clairement la cuisine chinoise à la cuisine japonaise, et Mathilde partage cet avis. Le chou chinois à l’ail et les buns étaient particulièrement délicieux.

Transis de froid après cette longue journée, nous prenons le métro pour rentrer à l’hôtel. Encore une journée bien fatigante, avec près de 20 kilomètres parcourus à pied.